Ayant permis, pour les quatre établissements français concernés, de mettre en évidence une santé financière relativement bonne, avec un taux de fonds propres estimé à 7,50 %, pour un seuil fixé à 5 %, les tests réalisés par l’EBA viennent mettre en évidence, comme l’a récemment souligné Christian Noyer, Gouverneur de la Banque de France, une « une gestion rigoureuse des risques » mais aussi le succès du mode de fonctionnement des banques françaises « dont la résilience a été prouvée pendant la crise ».

En effet, se distinguant de leurs homologues européennes, dont huit n’ont pas rempli les exigences formulées par l’EBA, les établissements bancaires français ont ainsi prouvé leur fiabilité, en cas de forte aggravation de la crise actuelle, qui pourrait se traduire par une forte hausse du chômage associée à une importante augmentation des prix à la consommation et une baisse significative du dollar.

Venant ainsi confirmer la bonne tenue des établissements bancaires français durant la crise, les résultats affichés par les tests effectués par l’EBA s’avèrent être particulièrement encourageants, ce d’autant que l’hypothèse envisagée par l’organisme européen s’avérait être extrêmement pessimiste, celle-ci ayant même connu récemment un renforcement des exigences affichées, permettant d’envisager l’avenir un peu plus sereinement.