Intervenant ainsi dans un contexte particulièrement tendu, la divulgation, par le syndicat SUD BPCE, d’un document, détaillant les rémunérations de 9 des 17 dirigeants d’établissements régionaux de la Caisse d’Épargne et laissant apparaître des salaires annuels fixes pouvant aller de 435 000 € en Île-de-France à 245 000 € en Auvergne et dans le Limousin, est ainsi venu relancer cette polémique.

Un certain nombre de représentants syndicaux, à l’image de Patrick Saurin, de SUD BPCE, se révèlent être choqués par de tels montants, alors même que les dirigeants qui les reçoivent imposent, à leur personnel, une certaine rigueur quant à leur rémunération, ce dernier n’hésitant pas à comparer les émoluments de ceux-ci aux 367 863 € perçus par Jean-Claude Trichet, actuel Président de la Banque Centrale Européenne.

Venant s’ajouter aux nombreuses critiques déjà formulées à l’encontre des établissements bancaires, cette nouvelle polémique a rapidement fait l’objet d’une réaction de la part de la Direction Nationale de la Caisse d’Épargne, qui a, tout d’abord, tenu à préciser que « les 17 caisses d’épargne ont des produits nets bancaires allant de 170 millions d’euros par an pour les plus petites à 960 millions d’euros pour les plus grandes », justifiant ainsi les rémunérations versées, qui resteraient « comparables à celle d’entreprises cotées de taille et de chiffre d’affaires équivalents ».